Angry Birds: Toy Ghouls’ new toys

1 minute de lecture

Mis à jour :

Montée en sophistication du groupe Toy Ghouls : Analyse des nouveaux backdoors « Bird »

Le groupe cybercriminel Toy Ghouls (également connu sous les noms de Bearlyfy, Laboo.boo ou Feral Wolf) a fait évoluer ses méthodes en abandonnant l’usage exclusif d’outils publics au profit de backdoors propriétaires. Ces outils, baptisés mqtt-bird-agent et matrix-bird-agent, permettent une prise de contrôle totale des systèmes infectés en détournant des infrastructures légitimes pour leurs communications.

Points clés :

  • Vecteur d’infection : Utilisation de WinRM (via Evil-WinRM ou WinRM-fs) pour le déploiement.
  • Persistance : Installation en tant que services Windows (ex: cplsupport, wtas).
  • Canaux de communication C2 non conventionnels :
    • HiveMQ : Utilisation du broker MQTT public pour échanger des commandes et exfiltrer des métriques.
    • Element (Matrix) : Utilisation d’un serveur Element privé où un bot (panel-bot) envoie des commandes via des messages dans des salons dédiés.
  • Mécanismes de protection : Chiffrement des fichiers de configuration via ChaCha20-Poly1305, lié à l’identifiant matériel (MachineGuid) de la machine infectée.

Vulnérabilités exploitées :

  • Aucune CVE spécifique n’est mentionnée ; le groupe exploite principalement des vecteurs d’administration légitimes (WinRM) et des services tiers détournés (HiveMQ, Matrix).

Recommandations :

  • Surveillance réseau : Bloquer ou surveiller les connexions sortantes vers des services de messagerie ou des brokers MQTT suspects non autorisés dans l’environnement professionnel.
  • Durcissement WinRM : Restreindre strictement l’accès à WinRM et surveiller l’exécution de scripts PowerShell distants non justifiés.
  • Intégrité du registre : Surveiller les accès et modifications sur les clés liées aux agents identifiés (HKLM\Software\synapse\... et HKLM\Software\SynapseAgent\...).
  • Détection : Utiliser les indicateurs de compromission (IoC) fournis (hashes MD5 de cplsupport.exe et wtass.exe) pour scanner le parc informatique et identifier les processus malveillants associés.

Source