UAT-10147 Uses AI to Scale Server Attacks, Deploys SPECTRE With EDR Bypass and Linux Rootkit

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UAT-10147 : Offensive cybernétique automatisée par l’IA

Le groupe UAT-10147, opérant en langue chinoise, cible des serveurs Windows et Linux à l’échelle mondiale dans divers secteurs (éducation, technologie, gaming). Ce groupe se distingue par l’intégration massive d’outils d’IA (PentestGPT, DeepAudit) pour automatiser chaque phase de la chaîne d’attaque : reconnaissance, validation d’exploits, génération de charges utiles et maintien de la persistance.

Points clés

  • Infrastructure sophistiquée : Utilisation de listes ciblées de 170 000 URL et exfiltration de données dissimulée dans le trafic de services cloud légitimes pour éviter la détection.
  • Implant SPECTRE : Un logiciel malveillant multiplateforme capable de contourner les EDR via des techniques BYOVD (Bring Your Own Vulnerable Driver) et des injections de code avancées.
  • Rootkit Linux : La version Linux de SPECTRE déploie un rootkit kernel pour assurer un contrôle persistant et invisible au niveau du noyau.
  • Automatisation : Usage intensif de scripts Python et de frameworks d’IA pour déboguer les web shells, automatiser l’élévation de privilèges et adapter les attaques aux configurations des victimes.

Vulnérabilités exploitées

L’acteur exploite de multiples failles connues pour l’accès initial et l’élévation de privilèges :

  • Windows / IIS : CVE-2019-16098 (pilote MSI RTCore64.sys), CVE-2021-21551 (pilote Dell DBUtil_2_3.sys).
  • Linux : CVE-2022-0995, CVE-2021-3156, CVE-2015-5287, CVE-2015-3246, CVE-2010-3904, CVE-2022-0847.
  • Web/Services : CVE-2022-27925 (Zimbra), CVE-2021-23758 (AjaxPro), CVE-2019-18935 (Telerik), CVE-2021-29441/2 (Alibaba Nacos).

Recommandations

  1. Gestion des correctifs : Appliquer prioritairement les mises à jour pour les vulnérabilités listées ci-dessus sur tous les serveurs exposés.
  2. Durcissement du noyau : Surveiller l’installation de modules kernel non signés et limiter l’utilisation de pilotes vulnérables connus via des politiques de contrôle d’intégrité du code (ex: Windows Defender Application Control).
  3. Surveillance réseau : Détecter les anomalies dans les flux sortants vers les services cloud, qui pourraient masquer une exfiltration de données.
  4. Audit des accès : Vérifier régulièrement la présence de tâches planifiées suspectes (ex: “Google Chrome Start”) et de web shells (fichiers .ashx ou autres dans les répertoires web).
  5. Protection EDR : Configurer les solutions EDR pour bloquer spécifiquement les techniques de BYOVD et surveiller les tentatives de modification de la liste de callbacks du kernel.

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