Chinese-Made Zbtlink Routers Ship With Backdoor That Opens Unauthenticated Root Shells

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Des chercheurs de VulnCheck ont découvert une porte dérobée persistante, baptisée ENDLESSDOORS, intégrée dans le firmware d’au moins 20 modèles de routeurs Zbtlink. Ce mécanisme, présent depuis plus de deux ans, permet un accès root non authentifié aux équipements.

Points clés :

  • Fonctionnement : L’implant utilise l’outil rctl pour établir des communications avec des serveurs de commande et de contrôle (C2) situés en Chine toutes les 35 secondes.
  • Dissimulation : Le processus se fait passer pour un thread du noyau Linux (kworker) afin de passer inaperçu tout en s’exécutant avec des privilèges root.
  • Absence de sécurité : Le protocole ne nécessite aucun handshake ni authentification. Il suffit d’intercepter la communication ou de compromettre les domaines cibles pour prendre le contrôle total du routeur.
  • Réaction du constructeur : Zbtlink affirme que cet outil était destiné à la maintenance après-vente et à l’assistance au débogage. Les firmwares concernés ont été temporairement retirés de leur site web pour correction.

Vulnérabilités :

  • Bien qu’aucune référence CVE spécifique ne soit attribuée, la faille repose sur l’exécution arbitraire de commandes root via une porte dérobée (rctl) non sécurisée, présente par défaut dans le système d’exploitation du routeur.

Recommandations :

  • Inspection système : Rechercher la présence de fichiers suspects : /usr/sbin/kworker, /usr/lib/librctl.so, /etc/kworker.cfg et /etc/init.d/skworker.
  • Contrôle réseau : Bloquer les flux sortants vers les domaines et adresses IP associés au C2 (notamment zbtctl.epplink.net, online-string.com et les adresses IP liées aux serveurs de contrôle).
  • Mise à jour : Surveiller les annonces de Zbtlink pour l’application des correctifs officiels dès leur publication.
  • Segmentation : En attendant un correctif, isoler ces équipements sur un réseau restreint sans accès direct à Internet.

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