FakeGit campaign uses 7,600 GitHub repos to push SmartLoader malware
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La campagne « FakeGit » : empoisonnement des écosystèmes IA
La campagne « FakeGit », attribuée au groupe « Water Kurita », utilise plus de 7 600 dépôts GitHub malveillants pour distribuer les malwares SmartLoader et StealC. Cette opération exploite une technique innovante appelée « agentbaiting » visant à tromper les agents d’IA en se faisant référencer dans des catalogues de serveurs MCP et des outils d’IA.
Points clés :
- Technique « Agentbaiting » : Les dépôts imitent des outils légitimes (ex: Docker, Jenkins, WhatsApp) et sont volontairement indexés dans des registres d’IA pour être recommandés par des modèles comme ChatGPT, Gemini ou Claude.
- Propagation : Les fichiers README dirigent les utilisateurs vers des archives ZIP contenant des payloads Lua qui déclenchent SmartLoader.
- Persistance : SmartLoader récupère son adresse de commande et contrôle (C2) via un contrat intelligent Polygon et télécharge des composants chiffrés pour déployer le voleur d’informations StealC.
- Volume : Plus de 14 millions de téléchargements ont été comptabilisés sur les dépôts identifiés, bien que ce chiffre inclue une part importante d’activité automatisée.
Vulnérabilités :
- Aucune CVE spécifique n’est associée, car l’attaque repose sur l’ingénierie sociale et l’empoisonnement des données d’entraînement/référencement plutôt que sur une faille logicielle. Le risque majeur réside dans la confiance accordée par les agents d’IA aux dépôts GitHub non vérifiés.
Recommandations :
- Catalogues approuvés : Restreindre l’utilisation des serveurs MCP et des compétences IA aux sources officiellement validées et contrôlées par l’organisation.
- Isolation : Tester systématiquement tout nouvel outil ou script dans un environnement isolé (bac à sable).
- Vérification : Valider manuellement l’identité des éditeurs et la légitimité des dépôts avant toute intégration.
- Réponse à incident : En cas de suspicion d’exécution de SmartLoader, procéder immédiatement à la rotation de l’ensemble des secrets (clés API, identifiants, jetons) présents sur les machines compromises.
