New CIFSwitch Linux flaw gives root on multiple distributions
Mis à jour :
Vulnérabilité CIFSwitch : Élévation de privilèges dans le noyau Linux
Une faille de sécurité critique, baptisée CIFSwitch, a été identifiée dans le sous-système CIFS du noyau Linux. Cette vulnérabilité permet à un utilisateur local non privilégié d’usurper des requêtes d’authentification Kerberos (cifs.spnego) et d’obtenir les droits root en manipulant le processus cifs.upcall.
Points clés :
- Origine : Le noyau Linux ne vérifie pas correctement si les requêtes
cifs.spnegoproviennent légitimement du client CIFS du noyau. - Mécanisme : Un attaquant peut forcer un changement d’espace de noms (namespace switch) et déclencher une recherche NSS (Name Service Switch) pour charger un module malveillant avant l’abandon des privilèges.
- Historique : La vulnérabilité est présente depuis 2007, bien que son exploitabilité dépende de la configuration système (version du noyau,
cifs-utils, espaces de noms utilisateur et politiques SELinux/AppArmor).
Vulnérabilités :
- CVE : Aucune CVE n’a été explicitement mentionnée dans le texte, mais le correctif est associé au commit amont du noyau Linux
3da1fdf.
Distributions impactées (configurations par défaut) :
- Linux Mint 21.3 / 22.3, CentOS Stream 9, Rocky Linux 9, AlmaLinux 9, Kali Linux (versions 2021.4 à 2026.1) et SLES 15 SP7.
- D’autres distributions (Ubuntu, Debian, etc.) sont vulnérables si le paquet
cifs-utilsest installé.
Recommandations :
- Mise à jour : Appliquer les correctifs du noyau fournis par les mainteneurs de la distribution.
- Durcissement :
- Désactiver ou mettre sur liste noire (blacklist) le module
cifss’il n’est pas utilisé. - Désinstaller le paquet
cifs-utilssi nécessaire. - Désactiver les espaces de noms utilisateur (user namespaces) si les besoins métier le permettent.
- Désactiver ou mettre sur liste noire (blacklist) le module
- Validation : Utiliser le PoC (Proof-of-Concept) publié par le chercheur Asim Viladi Oglu Manizada pour vérifier l’exposition du système.
