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La Lutte Mondiale Contre la Cybercriminalité : Analyse des Actions et des Acteurs
Une analyse exhaustive des actions de lutte contre la cybercriminalité menées par les forces de l’ordre entre 2021 et mi-2025 révèle une image fragmentée mais en évolution constante. Ces opérations, bien que visibles, manquent d’une vue d’ensemble systématique.
Points Clés :
- Tendance : La cybercriminalité évolue et se diversifie, nécessitant une réponse internationale coordonnée. Les informations publiques sur les actions de lutte sont dispersées, rendant difficile une compréhension globale.
- Méthodologie : Création d’une base de données de 418 activités de forces de l’ordre annoncées publiquement, enrichie manuellement avec des détails contextuels et démographiques.
- Types d’Activités Criminelles Ciblées :
- L’extorsion (y compris le ransomware) est le crime le plus ciblé.
- Suivi par l’installation/distribution de logiciels malveillants (malware) et l’accès non autorisé/intrusion (hacking).
- D’autres cibles incluent l’espionnage informatique, la fourniture d’infrastructure criminelle (marchés du dark web, hébergement), et la fraude financière.
- Les transactions financières illicites, l’utilisation de cryptomonnaies et le blanchiment d’argent font également l’objet d’une attention accrue.
- Motivations : Bien que le gain financier reste le principal moteur, les frontières entre motivations financières, politiques et idéologiques s’estompent, influencées par les événements géopolitiques.
- Types d’Actions des Forces de l’Ordre :
- Les arrestations représentent la part la plus importante (29%).
- Les démantèlements de plateformes illicites (17%) et les inculpations (14%) sont également prédominants.
- Les sanctions, les condamnations et les saisies complètent l’arsenal.
- Les avis de recherche jouent un rôle dans la coordination transfrontalière et la dissuasion.
- Les démantèlements sont particulièrement liés aux marchés du dark web et aux infrastructures de malware.
- Les sanctions sont principalement associées à l’espionnage informatique et aux opérations alignées sur des États.
- Institutions Leaders :
- Les États-Unis dominent largement la scène de la lutte contre la cybercriminalité (45% des actions).
- L’Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie, l’Ukraine, les Pays-Bas, l’Espagne et la France forment un second groupe important.
- La coopération internationale est soulignée par la participation à des opérations d’Europol et d’Eurojust.
- La présence de la Russie et de l’Ukraine est notable, à la fois comme cibles et comme acteurs d’opérations.
- Les organisations privées jouent un rôle de soutien crucial, collaborant de manière essentielle avec les autorités.
- Profil des Cybercriminels :
- Genre : Majoritairement masculin.
- Âge : Concentré entre 25 et 44 ans, avec une divergence dans les types de crimes selon les tranches d’âge (plus technique pour les plus jeunes, plus axé sur le profit pour les plus âgés). Les moins de 18 ans et plus de 55 ans sont sous-représentés.
- Nationalité : La concentration est forte sur quelques nationalités, les ressortissants russes étant les plus représentés (23%), suivis par les Américains, les Chinois, les Ukrainiens et les Nord-Coréens. Cette distribution peut être influencée par les biais de reporting et d’attribution.
- Les tendances suggèrent une augmentation des acteurs “locaux” (home-grown threat actors) basés en Europe, au Royaume-Uni et en Amérique du Nord.
Vulnérabilités (non spécifiées dans l’article avec des CVE, mais implicites par les types de crimes) :
- Accès non autorisé / Hacking
- Distribution de logiciels malveillants (Malware)
- Extorsion / Ransomware
- Fraude financière et d’actifs
- Espionnage informatique
- Utilisation d’infrastructures criminelles sur le dark web
- Blanchiment d’argent via les cryptomonnaies
Recommandations (implicites dans l’analyse des actions de lutte) :
- Coordination Internationale : Nécessité de renforcer la coopération entre les forces de l’ordre mondiales.
- Partenariats Public-Privé : Essentiels pour les efforts de disruption et de lutte contre la cybercriminalité.
- Suivi des Tendances : Les forces de l’ordre doivent s’adapter à l’évolution des tactiques, techniques et procédures des cybercriminels.
- Attribution et Prévention : Comprendre les motivations et les profils des cybercriminels est crucial pour la prévention et l’application de la loi.
- Lutte contre les Enablers : Cibler les infrastructures et les facilitateurs de la cybercriminalité (serveurs, sites web, etc.).
- Utilisation d’Outils Diversifiés : Intégration des outils financiers et diplomatiques (sanctions) dans la lutte.
